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La motivation passe par le mouvement


Nous avons interviewé ce jeune homme de 23 ans, étudiant en marketing à l’Université Concordia à Montréal, alors qu’il était en transit vers London, Ontario, dans le cadre de sa tournée de conférences…qu’il agrémente d’un peu de break-dancing! Au cours des derniers mois, il a voyagé en Virginie, au Missouri, à New York, en Pennsylvanie et à Washington.

« Lazylegz » Patuelli (« jambes paresseuses ») est né à Montréal et a grandi à Bethesda, Maryland. Alors qu’il était encore bébé, on lui a diagnostiqué l’arthrogrypose, une maladie très rare qui limite les mouvements des articulations et qui affecte la structure osseuse. La maladie a affaibli les deux jambes de Luca.

Dès que le diagnostic a été posé, il a été traité par Dr François Fassier de l’Hôpital Shriners de Montréal jusqu'à l’âge de quatre ans. Il a revu Dr Fassier à la fin de son adolescence quand il est revenu du Maryland pour aller à l’Université. Tout compte fait, il a subi 16 chirurgies aux jambes et à la colonne vertébrale.

Luca utilise ses béquilles comme la majorité des gens utilisent leurs chaussures; elles sont plutôt un accessoire qu'une nécessité. Luca a toujours été actif, il aime nager, plonger, skier, il fait de la planche à roulettes et de la voile. Quand il ne voyage pas, il s’entraîne au gymnase trois fois par semaine. Il a également adopté un style de vie unique : le «break-dancing».

Voici ce que ce jeune homme exceptionnel a partagé avec nous :

Voici BBoy Luca Patuelli

Q : Comment as-tu commencé à pratiquer le break-dancing?

R : Avant de m’adonner au break-dancing, je faisais de la planche à roulettes. J’espérais me rendre loin dans ce sport. Mais, à la suite d’une opération pour redresser mon fémur, je n’étais plus à l’aise sur ma planche. Je savais que le haut de mon corps était fort, j’aimais exécuter des numéros en public et voyager, alors j’ai fait des sacrifices et je me suis entraîné avec acharnement. Le break-dancing est devenu une passion qui m’a ouvert des portes.

Q : Pourquoi le «break-dancing» ?

R : Cette activité me permet de me prouver et de m’exprimer. En quelques minutes, les gens qui vous observent devinent qui vous êtes et ce que vous représentez, sans même qu’un mot ne soit dit.

Q : Qu’est-ce que le «break-dancing» t’apporte?

R : Je fais partie d'une équipe à Montréal. Nous avons fait des compétitions et des spectacles partout dans le monde. En 2006, nous avons gagné le championnat canadien et nous avons terminé en quatrième position au championnat du monde à Los Angeles. À Montréal, la scène est amicale – aux États-Unis elle est plus compétitive. Cependant, vous pouvez vous rendre n'importe où dans le monde, et si vous rencontrez un autre «break-dancer» il vous accueillera avec plaisir.

Q : Pourquoi devenir conférencier motivateur? 

R : Quand vous êtes patient dans un hôpital et que vous subissez une chirurgie vous appréciez les visites. Que ce soit des clowns, des comédiens, des vedettes du sport ou des bénévoles, c'est ce qui permet d'oublier la douleur, et ce qui m'a poussé à aller de l’avant. J’ai donné mon premier spectacle à l’Hôpital Shriners de Montréal il y a quelques années. J’étais plutôt timide et je ne faisais que danser ou presque. Ma première vraie conférence de motivation a eu lieu au Centre McKay à Montréal.

Q : Quel message partages-tu pendant tes conférences?

R : Mon père m’a toujours dit « ton premier échec, c’est de ne pas essayer ». Je dis toujours aux enfants que leur condition n’est pas une bonne raison pour ne pas essayer. Nous devons être créatifs et nous adapter, ensuite tout est possible. Je trouve que les gens laissent tomber facilement. Quand vous voulez quelque chose, il ne faut laisser rien ni personne vous arrêter. Je crois que la vie mérite être vécue pleinement.

Q : Pourquoi les Hôpitaux Shriners pour enfants sont si uniques?

R : Premièrement, c’est un réseau d’hôpitaux qui offre des soins incroyables et c'est gratuit pour les familles. Deuxièmement, c’est grâce aux Shriners eux-mêmes. J’ai rencontré un pilote d’aviation commerciale en Virginie il y a quelques mois. Il me disait que dans ses temps libres il transportait, dans son avion privé, des enfants dans le besoin à l’Hôpital Shriners de sa région…c’est incroyable non?

 

Pour obtenir plus de renseignements au sujet de Luca ou pour le joindre, visitez son site au www.lazylegz.com


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